<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>LA COORDINATION DES FORCES ALTERNATIVES</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://mle.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/" /> <subtitle>Marie Louise ETEKI OTABELA: Première femme  camerounaise candidate aux élections presidentielles</subtitle> <updated>2008-08-20T14:25:35+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://mle.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Les Termes de Référence</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/08/20/les-termes-de-reference.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-08-20:1613337</id> <updated>2008-08-20T14:23:33+02:00</updated> <published>2008-08-20T14:23:33+02:00</published>   <category term="politique" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  POUR UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE  
 Voici ce que nous proposons au menu de...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> &lt;strong&gt;POUR UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;u&gt;Voici ce que nous proposons au menu de cette rencontre qui se veut historique&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un document de treize pages (en comptant la page budget) dont l’objectif général est de mettre en place un cadre institutionnel d’expression de la souveraineté des Peuples  camerounais.  « Nous proposons de l’appeler l’Assemblée du Peuple Camerounais ». Il s’agit&lt;br /&gt;
de façon pacifique, de rassembler toutes les forces vives du pays, pour lui épargner des convulsions comme celles de nous avons connues en février dernier et ouvrir de meilleures perspectives pour notre peuple, cliquer ici  ;&lt;a href=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/02/00/3034e09c125386f22d6de1ea5be3bbfe.doc&quot; id=&quot;media-237227&quot;&gt;Pluri 2.doc&lt;/a&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>LA CHRONIQUE DU MARDI 19 AOUT 2008</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/08/19/la-chronique-du-mardi-19-aout-2008.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-08-19:1612905</id> <updated>2008-08-19T20:31:28+02:00</updated> <published>2008-08-19T18:35:00+02:00</published>   <category term="chronique du mardi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>   Bakassi : pour une République Fédérale du Golfe de Guinée...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> &lt;u&gt;&lt;strong&gt;Bakassi : pour une République Fédérale du Golfe de Guinée &lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/02/02/c3021a023d5eb4af73087d0c08df2291.jpg&quot; id=&quot;media-236888&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;cc02cbc2ed389933d2bf628a4a5098c3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Situé au fond du Golfe de Guinée, le Cameroun est un pays béni des Dieux. Mais il n’est pas exagéré de qualifier sa situation actuelle de catastrophique car c’est l’impasse totale. On arrive encore au bout de 50 ans à interdire la tenue du Congrès de notre premier parti politique ! Nous avons justifié la tenue d’une Assemblée des Peuples camerounais au triple plan historique, politique et diplomatique dans le cadre de cette chronique depuis des mois. Un pluri acteurs de réflexion sur l’avenir de ce pays vient de paraître sur le Net. Au-delà de toutes les trompettes, ce qui vient de se passer à Bakassi, devrait malgré tout nous sortir de notre triangle national pour aller rechercher l’espoir aux fondements – économiques et culturels – d’un Etat Fédéral d’Afrique Noire comme disait Cheikh Anta Diop, le dernier des pharaons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;D’une souveraineté virtuelle aux objectifs très spécifiques&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un document de treize pages (en comptant la page budget) dont l’objectif général est de mettre en place un cadre institutionnel d’expression de la souveraineté des Peuples camerounais. “ Nous proposons de l’appeler l’Assemblée du Peuple Camerounais ”. Il s’agit, de façon pacifique, de rassembler toutes les forces vives du pays, pour lui épargner des convulsions comme celles que nous avons connues en février dernier et ouvrir de meilleures perspectives pour notre peuple. Il s’agit, en approfondissant les acquis de la démocratie, en renforçant les droits et libertés, en consolidant le dialogue politique et social et en améliorant les conditions de vie de nos concitoyens, de recréer l’immense espoir suscité par le processus de démocratisation dans les années 90 et trahi par la suite. Cela a été dit à plusieurs reprises, “ ce projet d’une Assemblée du Peuple n’est pas une conférence nationale souveraine déguisée ”. Il s’agit en définitive de trouver une solution consensuelle, globale, efficace et durable à la grave crise multidimensionnelle de notre pays car un transfert d’autorité ne suffit pas : pas plus à Bakassi aujourd’hui que sur tout le pays depuis 1960. L’enjeu primordial ici comme dit J-B. Sipa, c’est l’exercice réel de la souveraineté nationale.&lt;br /&gt;
La séance d’ouverture commencerait donc par Faire l’état des lieux : le fameux bilan de 50 ans d’indépendance évoqué tant de fois : par nos intellectuels de renom en 1997, par Me Yondo Black en 1999 en ces termes : “ Je propose qu’on commence par faire une sorte de bilan général. C’est un préalable à toute action politique significative dans ce pays. On ne peut pas en faire l’économie ”. Dans la même séance d’ouverture, il nous faudra envoyer un message fort pour que toutes les forces en présence comprennent que ce dont il s’agit ici, c’est de Renégocier notre souveraineté nationale “ confisquée à l’extérieur par la France et à l’intérieur par l’Etat camerounais ”. Et là, on s’attend à ce que des solutions appropriées, aux urgences et priorités signalées soient proposées.&lt;br /&gt;
Ensuite vient le traitement de l’épineux problème de la démocratie dans notre pays : la France estime qu’il faut y aller progressivement. Le régime RDPC parle “ d’approfondir les acquis ” que le pouvoir (et ses alliés de l’opposition institutionnelle) se fera un devoir de nous représenter. Les forces alternatives proposent elles d’Instituer un Etat de droit au Cameroun en vue de l’instauration d’un régime politique démocratique. Toute la difficulté est d’arriver à bâtir un consensus dynamique sur les principes essentiels fondant une bonne gouvernance politique ; une gouvernance économique de qualité, transparente et soucieuse aussi des intérêts nationaux ; une gouvernance sociale et culturelle performante au lieu de faire miroiter aux Nigérians, des droits que nous n’avons pas. Tout le monde sait que les Camerounais n’ont jamais eu à compter que sur leurs capacités personnelles. Françoise Mbango vient encore d’en faire la démonstration pratiquement contre notre Etat.&lt;br /&gt;
C’est là que la jeunesse a proposé une chimiothérapie. En sciences politiques, cela s’appelle une Assemblée Constituante…&lt;br /&gt;
Enfin, pour Réorganiser une société moderne et qui tienne compte des nouvelles forces sociales dans notre pays d’aujourd’hui non seulement cela passe par des mécanismes d’un dialogue périodique et pérenne entre, d’une part, le pouvoir et l’opposition et, d’autre part, le pouvoir et les partenaires sociaux, afin de créer les conditions du développement du pays dans la paix civile, la stabilité et la sécurité mais également par la Relance du processus de constitution des Etats Unis d’Afrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Trois projets de lois révolutionnaires&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les activités préconisées dans ces Termes de Référence tournent autour d’une triple thématique, celle-là même que nous proposons dans les colonnes de cette chronique depuis des mois à savoir les questions de la &lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/00/02/fb477a23a5729680ff5667e5e25385cd.jpg&quot; id=&quot;media-236890&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;c607327535c16873a9b9595fb7f361fd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;souveraineté nationale, de la transformation de la nature de l’Etat camerounais et celle de la modernisation de notre Société. Aussi les projets de lois y afférant sont formulés en termes d’Abolition du décret français instituant le néocolonialisme au Cameroun. Ce serait le fameux signal fort dont nous sommes en droit d’attendre la constitution d’une Assemblée Constituante, la garantie de cette Souveraineté par l’avènement d’une autorité supra nationale dans le cadre d’un Etat fédéral du Golfe de Guinée, la renégociation des Accords de Coopération (intérieurs et extérieurs) ainsi que la tenue des Etats généraux de l’économie camerounaise.&lt;br /&gt;
Le projet de loi sur l’ Abolition de l’Etat totalitaire et du totalitarisme devrait entraîner l’institution des libertés civiles et politiques comme droits inaliénables de la personne ; la transformation de l’Etat totalitaire en régime démocratique devrait régler de la question des pouvoirs présidentielles… du statut des partis politiques évoquée récemment dans le rapport de l’ONEL , du statut des forces de l’ordre, des questions fondamentales qui ne sont pas abordées actuellement dans le document ni dans cette section ni dans le cadre méthodologique et organisationnel, probablement pour des raisons stratégiques. Bien entendu, il y est question aussi de l’Institution d’un corps judiciaire indépendant ainsi que le projet qui a suscité dans d’espoir depuis les années 90 à savoir, la création d’une CENI suivi d’un nouveau calendrier électoral.&lt;br /&gt;
Très attendus également la nouvelle société camerounaise avec le projet de loi sur l’Abolition des tribus et du tribalisme à la cérémonie des Autorités des premières nations qui devrait consacrer l’adoption de la Déclaration universelle des droits des femmes et des citoyens histoire de ressortir le projet du Code de la famille et des personnes des tiroirs de la république. C’est dans cette section sur la Société que se trouve instituée une armée citoyenne (de métier) et la suppression des polices politiques et des forces répressives, avec l’adoption des lois sociales (école gratuite, santé gratuite, sécurité sociale, salaire minimum social, etc.) et la réhabilitation des anciens combattants pour l’indépendance nationale et l’institution de la célébration de la mémoire de nos héros nationaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Assemblée des peuples : et si Bakassi était le signal ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/00/3b766ed4e2b550a198aecc04867eb319.jpg&quot; id=&quot;media-236891&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;38fd58ae9d4e865a88b2bddf6898d44d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Avec un tel programme c’est certain nous n’aurons pas trop de trois mois pour régler les questions de logistique et d’organisation. Du profil du président de cette assemblée à celui des présidents des différentes commissions. Ce qui est sûr c’est que tout Curriculum qui se propose de gérer ces débats, devra faire autorité sur la question soit par ses publications, soit par ses réalisations professionnelles de portée nationales. Pour le reste, le Comité national de pilotage du projet qui sera mis en place et qui va probablement convoquer cette Assemblée le 13 septembre prochain, a la lourde responsabilité de régler l’épineuse question du financement car de cette dernière question dépend, la mobilisation de l’opinion publique nationale et internationale ainsi que les modalités de participation des milliers de représentants des peuples camerounais à cette deuxième Assemblée des Nations unies. La dernière leçon de Bakassi, c’est que nos peuples se passent aisément des présidents actuels quand les enjeux sont d’importance continentale. </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>CHRONIQUE DU MARDI 12 AOUT 2008</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/08/12/a-ll-ez-les-femmes.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-08-12:1609005</id> <updated>2008-08-12T16:39:18+02:00</updated> <published>2008-08-12T14:35:00+02:00</published>   <category term="chronique du mardi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>  A-LL-EZ les Femmes!  
 Je ne parle pas des sportives. Les spécialistes...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> &lt;strong&gt;A-LL-EZ les Femmes!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/02/d5bfaf8953037a5e95eacb6227957ddb.jpg&quot; id=&quot;media-234625&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;846635497b60972436840d9071708970.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Je ne parle pas des sportives. Les spécialistes s’en chargent. Nous, nous étions déjà à Beijing : 1995, personne n’a montré nos belles jambes. Ce fût pourtant un sacré marathon toutes ces réunions, tant de rencontres, tant de discussions, de débats, de sourires, tant de travail, d’adresses échangées et de promesses d’essayer de rester en contact. Tout ça pour rien ? Nous n’avons pas eu droit à une fête grandiose. Encore moins aux médailles. Alors nous avons imaginé Pana polis, un festival Panafricain de la politique. Ça devait se passer au Cameroun en l’an 2000 : il y a 8 ans ! Hélas, le Cameroun  n’est pas la Chine mais elles reviennent dans le peloton de  tête avec l’Assemblée des Peuples. Parfum de femmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Un multinational nommé désir&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis des décennies, nous caressons l’espoir d’un grand Forum dans lequel les femmes parviendront à mettre en place des mécanismes qui peuvent privilégier l’avènement d’un projet féministe de société. On a tout essayé : Mexico, Nairobi, etc.…Rien. Absolument rien : les femmes sont toujours aux prises avec un genre de problèmes &lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/02/77c20275de17a217049ec898a4034d08.jpg&quot; id=&quot;media-234636&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;bf9cba2642a4374325eb16cfddce7a9d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;spécifiques : petits projets de développement, respect des quotas, promotion de la femme, violence faites aux femmes, santé reproductive. Vous connaissez un seul pays au monde où l’un de ces problèmes a été résolu ? Simone avait identifié un deuxième sexe : c’est devenu égalité de genre à généraliser. Françoise nous trouve des financements mirobolants tous les jours mais ce n’est jamais pour des entreprises initiées par les femmes, toujours  les petits projets de développement ! L’ALVF n’en peut plus de lutter contre les violences faites aux femmes mais jamais, au grand jamais on ne dira qu’il s’agit d’une répression  féroce et  institutionnalisée contre les femmes.&lt;br /&gt;
 Le temps n’est plus à l’identification ni à la reconnaissance de nos besoins. Nous avons fait tout ça toute notre vie. Raz le bol des séminaires de formation, et de renforcement de nos capacités. Marre de l’apprentissage du leadership au féminin ! Cela fait des décennies que nous étudions, analysons, synthétisons, et consultons. Des années que nous menons des luttes spécifiques sur la violence, que nous avons des conseils sur nos droits, sur notre statut dans la société traditionnelle avec la question des pratiques de veuvage. Les Eglises font semblant de découvrir ces pratiques monstrueuses. Vous allez voir, on va nous faire le coup de la mère Yao : qui ne savait pas que les femmes souffraient tant ! Quelle hypocrisie la curée, tout de même.&lt;br /&gt;
Est-ce que vos filles aussi devront lutter pour hériter de la terre de vos ancêtres, nos ancêtres aussi soient dits en passant. Elles devront toujours lutter contre la polygamie ? Pour quoi aucun homme ne se souvient jamais de l’oppression de sa mère ? Ces femmes qui ont souvent joué les mères pélican : s’ouvrant le ventre pour que ses enfants se nourrissent de ses boyaux…Ils ont été jusqu’ à renvoyer le Code de la famille aux calanques Grecques parce que les femmes juristes ont dit : Niet : la meilleure petite, épousée sur le tard, n’héritera que des biens et richesses qu’elle a contribué à produire !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La mère pélican&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, avec la tenue de cette Assemblée des peuples, nous devons décider  comment gérer toutes ces préoccupations dans une société moins oppressive pas seulement pour nous, mais aussi pour tous les Camerounais. Nous sommes tous d’accord que le Cameroun va mal. Tout ce qui a été préconisé jusqu’ici, imposé ou non, ça n’a pas marché. Que faut-il faire pour convaincre les hommes de ce pays, qu’ils comprennent, acceptent d’essayer autre chose. Un pays ne se transforme pas à coup de petites retouches : il nous faut une perspective, une grande idée. Mao avait fermé le Chine…Les femmes ont eu l’immense générosité de renoncer au pouvoir pendant des millénaires. Et si elles y revenaient au Cameroun ? Voilà une grande idée. Une véritable grande ambition !  &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/00/00/aba8383d143fc02bfedd4859817f7ac6.jpg&quot; id=&quot;media-234627&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;11f1e8fe22e661d97058a77ffb296c30.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Nous pensons sincèrement que les femmes, de par la vision différente qu’elles ont de la vie,  peuvent bâtir une société moins oppressive et permettre la résolution de bien de nos problèmes d’aujourd’hui sans trop de dégâts. La notion de rupture fait peur en politique. On voit des convulsions et des flots de sang dans tous les sillons. Mais les femmes gèrent les ruptures tout au long de la vie : rupture tous les mois, elle régule la vie avec le sourire. Rupture de la poche des eaux : elle donne la vie tous les neuf mois. Rupture d’un contrat de mariage : pour elle c’est toujours plus qu’un contrat…Rupture tout court : c’est parfois pire qu’un tremblement de terre. Mais la vie doit continuer. Il faut couper le cordon ombilical. Qui se  souvient en avoir jamais souffert : tout un art !&lt;br /&gt;
Elles se pencheraient réellement sur les problèmes des gens : elles sont si terrer à terre parfois ! Elles remettraient à l’honneur la notion de solidarité, elles préconiseraient l’harmonie plus que la puissance, la diplomatie plus que les armes.  Que de guerres seraient évitées et des vies préservées: Dieu que la terre seraitbelle. Porté  par les femmes  (elles ne vous le diront peut-être jamais…) qui constituent – parait-il 52 % de la population, ce projet de société est sûrement très menaçant pour l’ordre établi puis que depuis des années nous assistons à toutes sortes d’attaques sournoises mais en règle contre le mouvement des femmes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pour un Cameroun au féminin pluriel&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chez nous, ils se proposaient de « barrer la route à ce mal naissant » dans les années 80. Mais le « mal » a persisté. Du coup, ils veulent le tuer tous les jours : &lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/02/02/11b64a5f5ce2412a45cae222d5cf1c98.jpg&quot; id=&quot;media-234629&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;765feea77730be53021dc2a5d529eab8.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le féminisme est mort, ou n’a plus de raison d’être puisque  vous avez même un ministère ! Eux ils en ont 59 mais on  ne va pas commencer les comptes d’épicerie. On risque d’atterrir sur le nombre de victimes de l’opération  Epervier …Le temps presse, urge même, de réagir. Des solutions nous en avons. Elles se trouvent dans tous ces rapports sur lesquelles nous avons travaillé depuis nos nombreuses décennies, quand nous étions les seules cibles du « développement ». Elles vont se compléter les unes les autres et se confronter. Nul doute qu’au sortir de cette Assemblée, nous les femmes venues de toutes les provinces du Cameroun et de tous les milieux, nous aurons sinon un autre Cameroun du moins un bout de monde meilleur. Pour remettre le Cameroun à l’endroit il nous faut apporter notre touche à ce qui peut être un grand moment de l’histoire de notre pays  pour accorder au moins  le Cameroun au féminin pluriel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
                                                                                            &lt;strong&gt; Marie Louise Eteki Otabela&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mle.blogspirit.com                                                                   mle_otabela@hotmail.com&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
Post-Scriptum : Les T de R de ce pluri-acteurs réflexion vous arrivent en PDF cette semaine. N'oubliez pas  de signer la pétition! </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>L' arme fatale: la tribu</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/08/05/l-arme-fatale-la-tribu.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-08-05:1605497</id> <updated>2008-08-05T14:18:03+02:00</updated> <published>2008-08-05T14:15:00+02:00</published>   <summary>     
 
	Au commencement, il y avait les sauvages. C’est comme ça que les...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/01/7867315cd5b5611ca872b1c72b49ed9d.jpg&quot; id=&quot;media-232163&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;8d99d9e157e0d3087dbfbf6f3c17b041.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Au commencement, il y avait les sauvages. C’est comme ça que les Blancs nous désignaient, nous tous, les africains, les indiens d’Amérique, et ceux d’ Asie, bref les gens différents d’eux et qu’ils vont découvrir au fil de l’Histoire. Or nous savons tout de même aujourd’hui que : « c’est dans le contexte des relations qui s’établissent entre les communautés humaines diverses, à la suite de conquêtes, de migrations, d’annexions que l’humanité des autres devient ethnicité ou tribalité »*.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;De la démocratie apaisée &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  Il paraît que ça fait plus moderne de parler d’autochtonie. Nous sommes donc partis des individus possédant l’essence ethnique, c'est-à-dire une culture qui se manifeste uniquement en termes de coutumes et des traditions alimentaires, vestimentaires, artistiques, folkloriques, etc. Franchement  de ce point de vue-là, je ne vois pas la différence entre l’homme bamiléké et les autres « l’homme » dans notre société. Tous sont capables de bien tenir la machette… n’en déplaise à François Soudan et ses nouvelles radios -mille collines !&lt;br /&gt;
	Et Dieu créa donc les tribus. Puis qu’on partait de si loin, qu’il fallait bien évoluer, au bout de quelques siècles à opposer une définition an- historique du « vrai Douala », ou du « vrai Béti », une sorte de modèle figé à partir duquel, il était facile d’exclure ou de cantonner dans l’anormalité, toute personne n’exhibant point les qualités véritables de son groupe ethnique, on parla des minorités ethniques  mais du peuple québécois. Malheureusement pour eux, la thèse du développement de l’évolution des systèmes politiques de ces minorités ethniques, du stade « traditionnel » vers le stade moderne ne s’est pas réalisée : ce processus de modernisation qui devait constituer l’une des données centrales de la vie politique contemporaine n’a pas eu lieu.&lt;br /&gt;
	Pour la gloire de l’Etat autoritaire en néo colonie, il a fallu inventer des missions inédites: unir les tribus d’une part et assurer le développement (séparé, évidemment) d’autre part. Ils appelleront cela l’unité nationale des tribus occupées à la construction nationale. Ainsi après avoir posé la nécessité du parti unique  et celle d’un Etat fort pour la réalisation de ces missions, la revalorisation de notre l’historicité va se faire à travers deux démarches : celle qui va rendre nos Etats responsables de l’échec de « la politique par le haut ». Elle avait tenté de donner un contenu positif à « l’autoritarisme » qui va réduire nos sociétés aux « politiques par le bas… » et une certaine visibilité aux modes populaires d’action politique. Au bout de 50 ans, ils sont bien obligés de reconnaître le double échec là- aussi de cette «débilité» d’ Etat. &lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Au raffinement de la Démocratie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Alors aujourd’hui, on nous sort du chapeau une démocratie tellement raffinée qu’elle va passer son temps à nous expliquer pourquoi malgré un discours basé sur le développement économique, l’Etat au Cameroun se charge en réalité de la destruction systématique des entreprises camerounaises alors que, parallèlement les entreprises étrangères connaissent chez nous , dans la même période , une expansion illimitée ; pourquoi, alors que tous les Etats de l’Organisation des Nations Unies assurent à leurs peuples à la fois des droits inaliénables attachés à chaque individu, des droits économiques et sociaux et le droit de disposer de lui-même à chaque peuple de la terre, nous, nous avons du renoncer aux libertés fondamentales, aux droits de la personne dans notre pays pour célébrer officiellement- pour la première fois, en ce mois d’Août 2008- les droits des minorités et des peuples autochtones… Pourquoi nos sociétés ne fonctionnent pas comme les autres ? &lt;br /&gt;
	Nous avons assistés, impuissants à la destruction de nos capacités d’agir, à la fin de toute conscience morale au profit de l’immoralité : on se débrouille! Dans les administrations, du planton au ministre : on se débrouille. Dans nos pseudo usines, nos enfants (23, 43 ans !) sont broyés: il faut bien qu’ils se débrouillent. Dans les taxis, en ben skin,  les femmes se font agresser tous les jours : chacun se débrouille. Ils appellent ça « l’insécurité ». Transport urbain,  interurbain, ils n’y connaissent rien. Pour eux, aménager une ville c’est casser tout ce que l’on a d’abord laissé! Même le président (à vie) a failli y passer. Il n’avait qu’à ne pas appeler son avion l’Albatros : ils lui ont coupé les ailes ! Tu restes même dans ton village, l’insécurité vient t’y trouver: coupeurs de route,  inondations, bière « 33 »…Même la lutte contre le sida !&lt;br /&gt;
Nous avons admis, trompés, l’abolition des libertés fondamentales dans ce pays au profit d’un  corpus de lois, un arsenal de textes et de structures juridiques inextricables. Et tous les jours on en invente de nouveaux. La maîtrise du processus électoral, nous dépasse : on créé l’ Onel. Tout le monde reconnaît que ce grand « machin » ne sert à rien ? On créé Elecam. Même la Communauté internationale crie « au baudet ! ». A coup de milliards, on finance un soi-disant fichier électoral informatisé : là alors c’est la catastrophe : mon fils s’y trouve né avant son père ! Taux d’abstention record : on aurait mieux fait de continuer à garder nos vaches. Les voix électorales ça ne se compte pas à coup de têtes de bétail. Voilà que pour distraire la galerie, on ressuscite un mort : son testament propose enfin (!) le vote de la Diaspora (de Sarkozy) comme par hasard. Les médias oublient de nous annoncer la proposition la plus importante de ce rapport : l’interdiction des autres partis politiques. Ceux qui ne sont ni à l’Assemblée par décret ni sur le terrain communal confisqué par le RDPC et ses acolytes. Nous sommes revenus à la case Foccart…comme dirait l’autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Et toujours le même président&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous concevons aujourd’hui la destruction de nos identités individuelles  au profit d’une identité ethnique ! Bilao Ayissi a rompu la loi du silence : il ira peut-être en prison ou en tout cas, ils vont le lui faire payer… et alors ? Pour avoir exigé l’indépendance de son pays, Um Nyobè a bien été assassiné en forêt Bassa avant lui, un 13 septembre 1958 et Rudolf Douala Manga Bell, fût exécuté sur la place publique encore bien avant, le 8 Août 1814…pour avoir exigé la restitution de son territoire. Quand je dis que nos morts  à Bakassi depuis six ans, c’est aussi la faillite d’un régime politique, incapable même d’avoir une diplomatie efficace, on me répond que je politise tout !&lt;br /&gt;
	Quand est-ce que nous allons arrêter la méthode coué qui consiste à gérer un Etat- fiction ? L’Etat camerounais a accompli la vocation qui lui était assignée dans le cadre du système capitaliste mondial : il ne devait pas seulement, « encadrer », contrôler la force de travail depuis l’Indigénat: il doit pulvériser les forces productives au Cameroun tous les jours à coup de corruption et de décrets. Et c’est moi qui serai « anarchiste » ? Le premier Egocrate a abolit  les libertés fondamentales pour instaurer la terreur comme mode de gouvernement. Son illustre successeur a fait sombrer le Cameroun tout entier dans la désolation, l’autre face de la terreur. En privant les citoyens et les citoyennes de ce pays d’une place dans le monde, c’est l’anéantissement réel ou symbolique du tissu social qui est constitutif de notre humanité que ce régime s’acharne à détruire.&lt;br /&gt;
	Aussi lorsque je dis que nous devons tenir une Assemblée des peuples camerounais avant la fin de l’année, lorsque je dis que cette Assemblée doit être convoquée le 13 septembre…et que probablement, elle aura une session constituante, pour la restitution de notre Souveraineté, pour l’institution d’un Etat de droit et pour penser la tribu avant d’abolir le tribalisme, c’est moi que l’on met au défi : on attend de voir de quelle Autoch(é)tonie je me chauffe**.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
								                               &lt;strong&gt; Marie Louise Eteki- Otabela&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://mle.blogspirit.com					                                          mle_otabela@hotmail.com&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;
*  (D. Juteau-Lee, citée dans Eteki-Otabela, 2001 : p.152)&lt;br /&gt;
** Dans tous les cas, nous avons battus le record des visites dans notre blog en juillet :1188 !!! </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>J'autorise l' ONU</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/07/29/j-autorise-l-onu.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-07-29:1601681</id> <updated>2008-07-29T13:11:54+02:00</updated> <published>2008-07-29T13:11:54+02:00</published>   <category term="chronique du mardi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>     
 
 Nous trouverons des techniques pour éviter le chantage. Nous...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/01/49292704e820b49d0e0cb8dc367c8ef8.jpg&quot; id=&quot;media-229298&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;afd941895cf6dd3a26b53c97fa2d5c79.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Nous trouverons des techniques pour éviter le chantage. Nous sommes actuellement une multitude de faibles; n'oublions pas qu'une multitude de faibles réunie peut vaincre une grande force surtout si elle est de Satan. Face au manichéisme du monde, le mal fait des horreurs, se pavane et le bien fini toujours par l'écraser. Notre cause est juste parce que nous refusons tout simplement de mourir debout. Ce n'est pas aujourd'hui qu'ils nous tuerons car ils nous ont tué depuis longtemps. Nous allons trouver des techniques pour éviter la corruption… Continuez à croire que nous réussirons. C’est un Jeune Camerounais, Raphaël T. Il m’écrivait il y a une semaine à propos de l’Assemblée des Peuples et il terminait son message en me disant : merci maman ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Des techniques pour éviter le chantage à l’ordre public &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous le savez l’ordre public a une bien curieuse signification au Cameroun. Si vous touchez soit aux intérêts français, soit au régime politique, vous tombez sous le coup de troubles à l’ordre public et parmi les « mesures légales » et les moyens légaux qui s’imposent alors , les autorités administratives ont le pouvoir de suspendre les libertés fondamentales ( !) , circulation des personnes et des biens, d’ arrêter les personnes et les biens, de requérir les forces de police et de gendarmerie, d’emprisonner (mesures de garde à vue de 15 jours renouvelables…) et surtout le droit d’utiliser les armes seulement si on leur tire dessus en premier : allez donc expliquer qu’aucun de nos enfants n’était armé et par conséquent ne pouvait tirer sur les policiers ! Pire, il fut un temps où entrer par effraction (vol) dans l’enceinte portuaire (territoire français au Cameroun ? !) était puni de peine de mort. Mais ça la loi de 90 ne l’évoque même pas… &lt;br /&gt;
Alors il nous est revenu en mémoire ce texte d’Abel Eyinga, expliquant en trois raisons l’attitude singulière de l’ONU dans l’affaire camerounaise : le revers que la France venait d’essuyer au Togo- en essayant d’organiser une véritable élection-, l’arrivée au pouvoir du Général De Gaulle dont l’un des objectifs était la reconstruction de la grandeur de la France…et  comment l’ ONU abandonna les Camerounais à la vindicte française : ils seront massacrés par milliers et ça n’a pas arrêté depuis 50 ans. Or l’Accord de tutelle stipulait en son article 5 que : l’autorité chargée de l’administration pourra…procéder, le moment venu, aux consultations appropriées, en vue de permettre aux populations locales de se prononcer librement sur leur régime politique et atteindre les fins ( de développement et d’administration) définies par l’article 76 de la Charte des Nations Unies.&lt;br /&gt;
Il est dit expressément dans cet article que l’une des raisons d’être du régime de tutelle  c’est « favoriser l’évolution progressive des populations vers la capacité à s’administrer elles-mêmes (c'est-à-dire l’indépendance) compte tenu des aspirations librement exprimées des populations intéressées » Ces aspirations ne pouvaient être clairement inventoriées qu’à l’occasion de consultations électorales libres et loyales. Or l’administration coloniale française ne se caractérisait guère par l’organisation de telles consultations ; d’où la nécessité d’un contrôle. Le gouvernement français avait lui-même reconnu qu’il revenait aux Nations Unies d’assurer ce contrôle. Voilà pourquoi, un demi-siècle après nos termes de référence  pour une assemblée des peuples camerounais commencent par : j’autorise l’ONU…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Des techniques pour éviter la corruption&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est donc parce que les Occidentaux portent une lourde responsabilité dans l’institution de l’Etat au Cameroun que nous pensons qu’il faut replacer ce projet d’assemblée sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. Mais il faut rappeler également ici que dans les années 50, il ne s’agissait déjà plus des seuls intérêts français au Cameroun. L’Amérique nous refusa la démocratie et préféra promouvoir le « développement d’abord » dans les pays africains. Dès lors se met en place une sorte d’idéologie du développement : à travers des décennies de concepts (tel celui de mise au travail ou encore celui de l’aide ) de programmes, d’agences publiques et privées, et surtout une production effrénée de projets qui se déclinent aujourd’hui dans des ONG de… développement pour nous aider à supporter le non développement.&lt;br /&gt;
Nous n’avons donc pas oublié que l’impérialisme s’oppose méthodiquement au développement de nos pays, les spécialisant dans la production et l’exportation des produits primaires, conservant jalousement la maîtrise des technologies et des produits essentiels et prenant prétexte de l’endettement du tiers-monde pour lui imposer, via le FMI et la Banque Mondiale, des politiques d’austérité draconienne, les fameux PAS. Le développement n’est alors qu’une procédure de maintien du statu quo à l’échelle internationale qui passe par l’extension des rapports pervers de production. Ce n’est  pas une question de dignité comme le prétend un drôle de texte que nous avons reçu cette semaine : « Nos politiciens ont démontré leur incapacité à nous donner ce dont nous avions besoin pour vivre comme des personnes dignes... ». Par contre ce sont «  les européens qui ont compris en mettant en notre disposition de moyens financiers qui nous permettraient si nous nous mettions au travail…de montrer aux yeux du monde que nous sommes des travailleurs, que nous sommes prêts à nous mettre au travail … Levons nous et mettons nous au travail » !&lt;br /&gt;
Discours de mise au travail, d’aide au développement, les Occidentaux ont reconnu eux-mêmes la bêtise, l’échec de ces politiques. Puis ils ont tenté de refiler le bébé aux chefs d’Etat africains avec le fameux NEPAD… et maintenant ce sont nos apprentis politiciennes qui proposent de nous sauver avec « le PACDEV » (le Pacte Africain pour le Développement) parce que les fonds ne transiteront plus par leur canal.  Alors nous avons dû réaffirmer avec force dans nos termes de référence que : la corruption n’est ni une question de dignité, ni une question de moralisation des mœurs politiques : c’est la façon dont nos économies nationales sont impliquées dans le mode de production néo-impérialiste aujourd’hui. Voilà pourquoi les véritables solutions économiques à nos problèmes passent par le : j’autorise l’ONU… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Des techniques pour ne pas tomber dans le piège du tribalisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sera certainement un des débats les plus houleux de l’Assemblée des Peuples camerounais. Comment arriver à un projet de loi interdisant le tribalisme, faudra-t-il abolir les tribus ? Deux thèses s’affrontent ici : d’une part, les tribus sont une réalité ; à preuve, chaque Camerounais se sent d’abord d’une tribu et toute notre vie nationale est organisée depuis plus d’un siècle sur la base ethnique.  D’autre part, les ethnies ont une histoire ; cela signifie qu’elles ont été fabriquées à des fins de domination et comme nous sommes socialisés à l’ethnie dès notre tendre enfance, il devient absolument impensable pour nos concitoyens que l’on puisse en sortir un jour. Nous aurons donc nos deux cent pétitions…&lt;br /&gt;
Pourtant nous savons que le gestion française du Cameroun après la seconde guerre mondiale était basée sur un certain nombre de principes racistes qui avaient été explicités dans le programme politique du parti nazi au pouvoir en Afrique du Sud dans le cadre de la politique raciale dite « d’apartheid » après l’échec des nazis en Allemagne en 1944 (Kum’à Ndumbè, 1973) : « une organisation administrative du territoire sur la base ethnique pour mettre fin au processus de détribalisation » : les tribus détruites devaient être reconstituées ! C’est à partir de cette politique de fixation des tribus que va se concevoir toute la politique camerounaise : d’abord celle de l’impérialisme français, puis celle de l’Etat camerounais. Là aussi, nous sommes bien obligés pour en finir avec le tribalisme de sortir de nos tribus et de dire chacun de nous : j’autorise l’ONU…				&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Marie Louise Eteki-Otabela&lt;/strong&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>De la difficulté des chefs d’Etat africains à partir</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/07/22/cronique-du-mardi-22-juillet-de-la-difficulte-des-chefs-d-et.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-07-22:1597721</id> <updated>2008-07-22T20:41:47+02:00</updated> <published>2008-07-22T15:00:00+02:00</published>   <category term="chronique du mardi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Nous en étions à peine à nous demander quel mode de recrutement mettre en...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> Nous en étions à peine à nous demander quel mode de recrutement mettre en place pour la désignation de nos chefs d’Etat : démocratique, type de scrutin, Comité électoral indépendant, les cartes d’électeurs, les urnes, la transparence, le recensement et autres instrumentations permettant d’avoir l’illusion d’objectivité et d’équité, que déjà apparaît avec acuité cette réalité qu’il est difficile pour ne pas dire impossible de faire partir un président en Afrique sans drames. Car enfin, comment mettre un nouveau alors que l’ancien ne peut pas céder la place!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;La politique assassinée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/00/00/9b4828e731c33cadd775c56d7fb47936.jpg&quot; id=&quot;media-226137&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1e0345daf424d5ebca7d8b5a04b9598c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;C’était un éditorial de René*, il y a 8 ans. Il racontait l’histoire de nos républiques du Sud qui ne nous ont pas donné l’occasion de tirer des leçons par l’exemple ou de faire jurisprudence. Faut-il croire que chez nous la corvée du pouvoir soit si passionnante qu’aucun de nos chefs ne veuille partir ? Nenni. Si par lassitude ou un autre motif, l’envi leur en prend, ils trouvent sur leur chemin la barrière hérissée de mille sagaies : de leurs proches immédiats ou lointains, leurs frères du village se sentent orphelins, tous les margoulins et autres cercles étroits de profiteurs. Tout ce monde et demi-monde se sent désemparé et se mue en tueurs même de leur chef lui-même pour ne pas être découvert et perdre leurs privilèges. René citait alors quelques-uns qui ont eu la tentation du pouvoir chez nous : grand mal les en a pris. Le Pouvoir n’est jamais un lieu vide…et on le sait toujours assez tôt.&lt;br /&gt;
Une autre fois, c’est le bon peuple qui en a marre, veut changer de chef parce qu’il ne s’y retrouve plus ou pas. &lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/01/801ea4b0b4a4ed3cad784c3cb8e107ea.jpg&quot; id=&quot;media-226140&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;82b926a171e968257d52a10d6c922a77.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Aucun recours n’est prévu dans leurs institutions, et la seule impossibilité qui leur est offert est la descente dans la rue crevassée, face aux armes assassines des commandements opérationnels. On soupçonne depuis quelque temps (exemple du Sénégal : encore !) qu’un peuple politisé et une opposition responsable, peut, par les urnes changer le cours des choses. Diouf au Sénégal a eu la tentation de la mauvaise foi, il a compris qu’il vaut mieux négocier sa sortie. Parce que de cette manière non plus, la sortie n’est pas facile - Wade l’expérimente à son tour aujourd’hui - : les horreurs commises durant leur règne contraignent nos chefs à vouloir une immunité garantie pour leur après-règne. Mais qui peut le leur assurer ? Les pauvres, je les plains : ils sont coincés et ne peuvent faire autrement, condamnés à se succéder éternellement à eux-mêmes…C’est l’enfer.&lt;br /&gt;
Une autre fois, ce sont leurs parrains, les Français, les Anglais, les Américains…etc qui commencent à douter de leur capacité à garantir leurs intérêts. Il y a des incompétents mous, des incompétents trop durs, je ne cite personne. Le résultat pour leurs parrains est le même. Ils ne sont plus efficaces ni solvables, ou tout simplement ils ont des velléités d’indépendance. Il faut les changer. Mais selon les principes simples tels qu’un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, on ne sait par qui remplacer nos chefs. Mobutu, on a du le doper jusqu’au dernier souffle et l’envoyer au charbon, alors qu’il n’en pouvait plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L’apartheid économique institutionnalisé&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De toutes les manières, nos chefs sont les seuls à être obligés de ne défendre que le parti de l’étranger ; ils sont les seuls à être chef d’un Etat uniquement au profit d’un autre. Et s’ils ne le font pas, ils sont morts. Nous nous demandons parfois si nous devons leur en vouloir ! Ils nous font mal. Mugabe a essayé de défendre l’intérêt des siens, du temps de la Rhodésie Blanche : qui s’en souvient aujourd’hui ? Maintenant, pour la répartition des terres, l’Occident blanc et chrétien…l’a condamné ; quelques frères Noirs ont repris le relais en chœur et c’est l’amalgame total. Nous décrivons toutes les tares de l’individu Mugabe- nul n’est parfait (tous les vieux nègres n’ont pas que la médaille en partage : ils épousent souvent aussi les meilleures petites…) pour expliquer pourquoi, il ne peut pas défendre une cause juste pour les noirs. Même les Anglais ont dû mettre un bémol (en virant Blair ?) dans leur invective, promettant de financer la réforme agraire promise depuis 20 ans ! Mais avant, ils ont traité Mugabe de raciste : si Mugabe est raciste que sont les Anglais ? Les Blancs pensent toujours – naturellement- qu’ils peuvent faire l’économie de la réparation de tous les crimes qu’ils ont commis contre notre humanité. Et ça continue.&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/02/0c6d3dbb55198f36f23af8e9ef5c64ab.jpg&quot; id=&quot;media-226141&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;cfb8d5ec20e80b7c86c311223e9d7548.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
“ L’aluminium va certainement remplacer le pétrole comme notre source première de recettes d’exportation ”déclarait Célestin Ndonga, conseiller technique au ministère des mines, l’année dernière. Hydromine Inc bénéficie de deux permis d’exploitation exclusive de la bauxite dans les régions de Minim Martap et Ngaoundal. La manière cavalière dont cette entreprise a été créée en Août 2004 dans le Delaware, sans objet social précis, démontre d’avantage que Peter Brigger est utilisé comme un individu écran de M. Biya, dont il serait par ailleurs l’agent immobilier en Suisse. L’entreprise Hydromine n’est rien d’autre qu’une boîte à lettres, dont le gouvernement camerounais se sert pour attribuer l’exploitation exclusive de la bauxite camerounaise à Paul Biya et sa descendance. Cette entreprise n’a pourtant aucune expérience connue dans le secteur des mines. L’entreprise dont le Cameroun attend son développement économique a pour siège social la chambre d’un immeuble de New York ! Et cette entreprise est supposée investir 5 milliards de dollars à partir de l’an prochain (c'est-à-dire cette année) au Cameroun ”. Alors on peut bien se gausser des partis politiques qui tiennent dans une cabine téléphonique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Et toutes les polices de France et de Navarre à nos trousses &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Cameroun en ce moment, non content de contrôler toute la société par les sectes, ils nous ont fabriqué un nouveau crime contre l’ Etat qui s’appelle l’insécurité pour amener Biya à durcir un régime que finalement ils trouvent un peu mou depuis 1984…Un de ces jours, c’est sûr et certain, nous aurons nos 800 morts (déjà 100 en février dernier on est bien parti). Mais en attendant, nos milliards financent ces sectes ou partent en fumée. Pendant qu’on assassine toute velléité d’alternance, les escadrons de la mort bousillent nos enfants, juste pour que le peuple se tienne tranquille.&lt;br /&gt;
Et on nous fait croire que les affaires reprennent au Cameroun. Quelles affaires pour un peuple qui vit au-dessous du seuil de la pauvreté ! Fini le semblant d’économie pénitentiaire baptisée “ informelle ” avec laquelle on a trompé les populations pendant un demi-siècle. Il n’y a plus rien. Ni eau ni électricité, ni routes ni logement sociaux. La spéculation immobilière bat son plein. Ni santé en l’an 2000 ni réforme de l’éducation. Ni Cameroon Air Lines, ni Intercity : on a oublié la Sotuc ! Que reste-il aujourd’hui du Cameroun ? Des vieux bus rafistolés et des ben skins ! “ N’est-il pas temps, de procéder à une répartition des ressources – ou ce qu’il en reste- par unités administratives selon une critériologie à définir ? se demandait Valentin Zinga dans un journal de la place. Au lieu de nous harceler nous et nos enfants, ceux et celles qui ont la moindre volonté de prendre des distances vis-à-vis de ce régime. C’est l’acharnement : on enlève les compteurs, on simule les vols intempestifs, on ressort les vieilles taupes du trou juste pour nous empêcher de survivre. Mais on survivra. </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Il pleure sur mon peuple</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/07/15/il-pleure-sur-mon-peuple.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-07-15:1594060</id> <updated>2008-07-15T20:37:05+02:00</updated> <published>2008-07-15T20:37:05+02:00</published>   <category term="chronique du mardi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>    	  
 
Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville. Célèbre...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/01/e7bdeb673cc3b828f5e64ea1b71d50e8.jpg&quot; id=&quot;media-223279&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ade1bca059e6aad1790c573c22c35d25.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;	 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville. Célèbre poème de Verlaine qui me value un quinze sur vingt jadis en dissertation, avec cette remarque : hors sujet ! En fait j’avais compris : il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la vigne. Ce n’était pas encore le français facile et je me suis prise d’une folle passion pour une malheureuse feuille de vigne dont le destin était de subir les assauts interminables d’une goutte de pluie. Si je vous raconte cette histoire ce n’est ni pour vous parler de Douala sous la pluie au mois de juillet ni pour vous raconter Yaoundé pris dans l’orage et la tourmente d’aménagement de son Délégué du gouvernement. Simplement pour revenir à la charge à propos de ce projet d’Assemblée des Peuples camerounais. Récit des Termes de Référence.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;De la Souveraineté nationale &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il était une fois, un pays nommé Cameroun. La situation de ce pays était celle de tous les pays africains. Décrite tant et tant de fois qu’on ne vous apprendra plus rien que vous ne sachiez déjà. Nos amis Sénégalais qui ont la bouche sucré ont résumé cela en disant tout simplement : le pays va mal. Ce constant est à la fois unanime et accablant. L’écrasante majorité des Camerounais en souffre quotidiennement et le déplore : moi, j’ai un marché de beignets installé devant ma porte… Ils ont décrit alors tous les secteurs de l’activité nationale et ils ont conclu que la situation est grave et préoccupante. Leur pays, mais le nôtre aussi, est en danger et son avenir hypothéqué. N’allez donc pas dire que nous exagérons quand nous, nous parlons d’une impasse totale et catastrophique.&lt;br /&gt;
La conception de nos « assisses nationale » se  fait dans une démarche participative qui tente d’associer différentes composantes de la « nation ». C’est à partir des rencontres qui ont eu lieu sur les problèmes du pays et sur la nécessité de trouver des solutions que nous avons bâti un plaidoyer pour tous les secteurs de la vie nationale. C’est donc à la lumières de toutes ces expériences et expertises face à la crise globale et multiforme que traverse le pays, que nous proposerons la convocation de cette Assemblée des peuples, comme solution concertée, consensuelle, efficace et durable pour sortir de cette crise multidimensionnelle. Cela relève de notre souveraineté nationale.&lt;br /&gt;
Comme nos frères Sénégalais, notre objectif est de rassembler toutes les forces du pays (les forces vives au pouvoir et les forces alternatives de l’opposition), pour lui épargner des convulsions inutiles et ouvrir de meilleures perspectives pour le peuple. Ils ont parié sur &lt;br /&gt;
l’intelligence, la sagacité, l’expertise et la détermination des gens comme nous. Il n’y a rien là qui peut nous dépasser. Il s’agit d’investir de l’intelligence, c’est la chose la mieux partagée dans la république et qui a fait notre renommée ; de l’énergie, nos jeunes en ont à revendre pas seulement pour casser les biens « d’autrui » ; la volonté politique peut-être nous fait défaut aujourd’hui…C’est pour cela que nous avons appelé les femmes à la rescousse et du coup, ça prend le courage de sortir des sentiers battus pour faire la politique …autrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;De l’Etat de droit&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Nous l’avons dit la politique est une dimension de notre être au monde. Il ne s’agit donc pas pour nous de jouer à cache-cache avec le Pouvoir  ni de raconter des histoires à dormir debout à notre peuple. L’assemblée des peuples ne sera ni une conférence nationale souveraine déguisée : l’opposant principal a été laminé : réduit à des interdictions médiatiques… ni une entreprise de subversion même si certains d’entre nous étions étiquetés subversifs à 20, 30 ans…et encore moins un complot puisque l’armée a été réduite aux marchés fictifs et que « les messieurs 10% » s’entretuent pour le partage des miettes qu’on leur jette !  « Honneur et fidélité » c’est du passé. Avec l’honneur perdu de…Katharina Blum, (vous connaissez ?) même la fidélité n’est plus que l’affaire des femmes.&lt;br /&gt;
	Alors elles proposent que cette Assemblée des peuples soit un moment fort où la nation avec toutes ses composantes, renoue avec le dialogue. Une centaine d’organisations a été identifiées sur des milliers de structures : depuis les partis politiques, les associations de la société civile, et opérateurs économiques, les organisations syndicales des travailleurs, celle du monde rural ; toutes sortes de mouvements associatifs, des femmes aux sportifs ; les organisations professionnelles, les corps de métiers, les personnes âgées, les gens des Eglises, les mouvements des jeunes des élèves aux étudiants, en fait tout secteur organisé de notre vie nationale sans oublier les intellectuels de renom et autres personnalités sur une liste qui reste ouverte bien entendu.&lt;br /&gt;
	Nous sommes un Etat  dans lequel une seule personne a tous les droits. Nous voulons instituer un Etat dans lequel chaque Camerounais, chaque Camerounaise aura des droits inaliénables non seulement énoncés mais des droits garantis par l’institution d’un certain nombre de mécanismes qui fonctionnent. Pour le moment seul le président de la république s’est taillé une Constitution qui lui assure non seulement des droits- d’où il tire une puissance absolue…mais aussi une Constitution qui lui garantit l’impunité in vitam aeternam. Cela signifie que quelques soient les crimes politiques- comme les cent gosses assassinés récemment, les détournements économiques avérés ou l’absence de droits sociaux économiques : les gosses qui crèvent de paludisme ou de sida, des citoyens qui vivent comme des animaux : dans la m…tout le monde peut être accusé sauf le président de la république : il est (légalement) irresponsable ! Pas étonnant que nos deux cent leaders politiques rêvent tous de cette fonction et si chacun y met 40 ans, combien d’années nous faudra t-il pour sortir de cette sauvagerie ? Faites le compte.	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Organisons une Société moderne et plurielle.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Cela a pris exactement 59 ans à la République populaire de Chine. Quand nous étions jeunes, la Chine de Mao c’était l’enfer sur terre pour les Occidentaux. Et bien évidemment nos maîtres colons nous fermèrent les portes de l’Orient pour nous protéger du communisme…Aujourd’hui non seulement les Chinois ont « envahis » l’ Afrique mais ils viennent d’organiser le plus grand happening sportif des temps modernes (le site officiel vaut le click) mieux, le président des Français jure la main sur le cœur qu’on ne pas faire ça aux Chinois et qu’il est de son devoir de gendarme de l’ Euro-peut-être de participer à l’ouverture des jeux Olympiques. Pour rien au monde il ne laisserait son auguste épouse aller le représenter. Cela ne lui vient même pas à l’esprit : trop dangereux les petits chinois : rien à voir avec les enfants de l’autre grand…Deby ! Comme lui a balancé l’enfant terrible de Mai 68, il est prêt à aller manger avec des baguettes pour vendre ses joujoux.&lt;br /&gt;
	Sérieusement, nos enfants se posent la question de savoir si on ne devrait pas revenir à la fameuse, société sans Etat. Il parait que nos sociétés n’en étaient pas moins des entités politiques organisées. Voilà pourquoi la troisième séquence de cette Assemblée des Peuples peut être un moment crucial. A partir de nos quatre nations premières, organiser une cérémonie (de clôture ?) d’abolition des tribus. Bien entendu ses majestés font sauter au plafond. Il suffira de leur expliquer que nous voulons en réalité instituer un véritable contre-pouvoir au régime actuel en organisant quatre communautés humaines modernes dont ils auront la responsabilité non plus seulement culturelle -sur le plan folklorique- mais également la responsabilité de la gestion des ressources humaines, des richesses économiques et surtout la responsabilité de la gestion financière. Nous pensons qu’ils ne pourront résister à telle grande ambition pour leur pays bien aimé et pour les peuples sur lesquels ils pleurent tous les jours.							            &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
                                                                                              &lt;strong&gt;Marie Louise Eteki-Otabela&lt;/strong&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>ETEKI OTABELA EN VIDEO</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/07/11/eteki-otabela-en-video.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-07-11:1591669</id> <updated>2008-08-11T14:08:56+02:00</updated> <published>2008-07-11T19:00:00+02:00</published>   <category term="eteki otabela accypresse menessier cameroun afrique actualite po" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt; &lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/UHNMCASN7_M&quot;&gt; &lt;/param&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/UHNMCASN7_M&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt; &lt;/embed&gt; &lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/7k0nG2W0w1c&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/7k0nG2W0w1c&amp;hl=fr&amp;fs=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;
___________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt; &lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/t07YOyvUWkA&quot;&gt; &lt;/param&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/t07YOyvUWkA&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt; &lt;/embed&gt; &lt;/object&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Votez pour une assemblez constituante</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/07/10/votez-pour-une-assemblez-consttituante.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-07-10:1590869</id> <updated>2008-07-10T15:06:59+02:00</updated> <published>2008-07-10T14:55:00+02:00</published>   <category term="votez pour une assemblee du peuple au Cameroun" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1760" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1760 </summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1760 </content> </entry>  <entry> <author> <name>mle</name> <uri>http://mle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Le syndrome du meilleur Opposant</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mle.blogspirit.com/archive/2008/07/08/le-syndrome-du-meilleur-opposant.html" />  <id>tag:mle.blogspirit.com,2008-07-08:1589491</id> <updated>2008-07-08T16:09:12+02:00</updated> <published>2008-07-08T14:05:00+02:00</published>   <category term="chronique du mardi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary>   
L’Opposition se surveille. Elle est plus contre entre elle que contre le...</summary> <content type="html" xml:base="http://mle.blogspirit.com/"> &lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/00/00/5075260500f545409fc506ce6bb8606a.jpg&quot; id=&quot;media-219841&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;530f74a02ee2f9948db1cdbae2357200.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
L’Opposition se surveille. Elle est plus contre entre elle que contre le régime. Mais le discours sur le statu quo, c’est : on est incapable d’avoir un candidat unique. C’est à la veille de chaque élection. On est incapable de s’entendre. Même quand nos partis vont aux élections ensemble : l’UDC avec le MP, le Manidem avec la CFA, la CFA avec le PDS : personne ne nous voit. Nous avons constitué un Front des Forces Alternatives depuis 2003. Qui en a parlé ? On n’est pas courageux ! La Coalition est même descendue dans la rue en 2004. Qui s’en souvient ? On n’était pas dans la rue en février dernier : nous sommes devant nos ordinateurs, planqués ! On parle maintenant d’une Assemblée des peuples : quels peuples ? Un Peuple amorphe et apathique comme dirait Charlot Yves ? Pour  tous les pro-pouvoirs qui n’osent se l’avouer, pour tous les opposants qui ne voient pas comment les progressistes pourraient se débarrasser de Biya ; pour tous ceux qui ne voient pas comment les femmes pourraient représenter une alternative crédible à ce régime ni encore moins comment la jeunesse de ce pays pourrait réorganiser un Cameroun moderne, l’éternelle question c’est : &lt;em&gt;où sont les progressistes ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Où sont les opposants ?&lt;/strong&gt;&lt;img src=&quot;http://mle.blogspirit.com/media/01/01/c079d2c7839096a81c163a01073833f6.jpg&quot; id=&quot;media-219824&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;db98c3dbe3ce1d6a5e93de82c34381af.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Camarade Eteki, ce serait vraiment terrible que dans la situation actuelle de notre pays, où notre peuple s’est montré prêt, les élites politiques de la « Gauche » camerounaise fuient leurs responsabilités et versent dans un nombrilisme politique ravageur pour notre pays. C’est vraiment désespérant qu’avec tout ce que nous avons comme hommes et femmes avisées (tien, tiens !) dans la lutte politique, que nous ne soyons pas en mesure de nous entendre sur un seul point commun autour duquel nous pouvons nous mobiliser, comme ça se voit partout ailleurs dans les pays africains… C’est quelques fois extrêmement frustrant et même décourageant » nous écrit le Camarade Tene Sop. &lt;br /&gt;
Alors il faudrait refaire ici l’historique de la Résistance au régime camerounais depuis 50 ans. Cette histoire a été esquissée sur le période 48-58 : nous savons tous que les nationalistes combattaient alors le colonialisme. C'est-à-dire un siècle de domination, d’organisation et  d’oppression mais au moins avec une conscience claire de l’ennemi. Puis avec l’assassinat du leader charismatique, cette résistance s’installe dans la clandestinité et le flou : flou du leadership que l’ennemi va prendre un malin plaisir à aggraver ;  flou de la pensée des leaders, plus ou moins charismatiques : les survivants viendront se rendre les uns après les autres pour &lt;em&gt;changer le régime de l’intérieur &lt;/em&gt;; flou dans la conscience des patriotes : mais enfin, on se battait pour l’indépendance et la réunification : on a eu l’un et l’autre, non ? &lt;br /&gt;
Il faudrait ensuite vous réexpliquer pourquoi être « opposant » n’est ni une profession, ni une marque de patriotisme et encore moins un label de qualité. Déjà, il nous aura fallu du temps pour que les camarades upécistes admettent qu’ils n’avaient pas le monopole du nationalisme. Puis nous avons mis dix ans pour faire comprendre à nos compatriotes qu’il y a au moins deux Oppositions au Cameroun : celle qui veut réformer le régime et celle qui veut en sortir. Toutes les deux avec des patriotes sincères. Pire, quand nous parlons de libération du Peuple camerounais, combien de camarades de « gauche » ont une conscience claire de ce que nous combattons aujourd’hui? Pour beaucoup, c’est encore le fameux &lt;em&gt;Biya must go &lt;/em&gt;! Il nous semble évident que la libération d’un peuple, ça prend aussi des hommes généreux, même si &lt;em&gt;tous les hommes ne sont pas des tyrans &lt;/em&gt;! On ne vient pas honteusement proposer à un peuple qui travaille depuis 50 ans pour &lt;em&gt;la construction nationale&lt;/em&gt;…un salaire minimum social (SMS) de 28.000f quand les échos du Cri des femmes camerounaises demandent depuis des années un SMS de 100.000 Frs !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt; Amènes-nous les femmes…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Où sont les femmes ? C’est la question que me pose toujours les hommes politiques en mal de militantes. Du temps du parti unique, on a pris l’habitude de les amasser le long des rues, déguisées en papa gayo, sur le passage des Pères de la Nation et autres leaders charismatiques, les femmes elles,  ne pouvant être ni l’un ni l’autre… Il y a eu le CRI des femmes camerounaises en 2003, l’Opération 100 femmes au Parlement en 2007 : entre les deux, ils ont refusé notre  candidature  à la présidence de la république. La haine de la femme ? La peur tout simplement. Le journal « Popoli » propose aujourd’hui qu’on en essaie une ! Mais, ils continuent de me dire : amènes-nous les femmes.&lt;br /&gt;
En faisant le bilan de l’opération cent femmes au parlement, nous n’avons pas pu nous empêcher de constater le maigre résultat au bout de 50 ans de « promotion » de la femme. C’est alors que nous avons proposé la tenue d’une Assemblée Constituante. C’était en novembre 2007. Nous avons été invitée à la Grande Tribune (sur Equinox TV…) pour expliquer en long et en large durant 90 minutes d’horloge, qu’une assemblée Constituante n’a pas besoin d’une autorisation ni d’une déclaration. Qu’une Assemblée constituante n’est qu’un moment d’une assemblée du Peuple- moment crucial certes, puisqu’il peut y avoir suspension des institutions. Voilà pourquoi cette assemblée doit avoir la plus large représentation possible du Peuple camerounais. Mille, deux mille représentants ? Nous avons même consacré toute une chronique à ce projet : &lt;em&gt;deux ou trois choses que je sais d’elle.&lt;/em&gt;N’ayant pas d’espace politique (alternatif), nos enfants sont descendus dans la rue pour nous envoyer leurs doléances : vie chère, chômage institutionnalisé, avenir bouché. Biya lui-même avait dit qu’on n’est pas prêt de voir le bout du tunnel. Alors on leur a tiré dessus. 100 morts et les survivants dans les prisons de la république… Nous avons fait du 8 mars 2008, un jour de deuil. On ne peut pas nous rendre nos résistants mais le 31 juillet prochain, c’est la journée de la femme africaine : sortez  nos enfants de ces camps de la mort ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
…&lt;strong&gt;Et les enfants d’abord &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Claude vit aux USA, &lt;em&gt;the place to be&lt;/em&gt;, avec Obama ! Mais il promet d’être avec nous le jour où nous nous aurons le courage d’institutionnaliser ce contre-pouvoir. Eric est étudiant à Yaoundé, il est d’accord &lt;em&gt;qu’il faut une chimio : et l’Assemblée Constituante c’est cette chimiothérapie. On décidera ensemble des amputations plus tard&lt;/em&gt;. Ces jeunes ont créé des Fronts partout. Nos assises à nous, seront  une sorte de prélude aux Etats-Unis d’Afrique, avec la séquence des quatre premières nations. Nous avions déjà le soutien du Prince des Sawa, nous venons de recevoir les félicitations et les encouragements du royaume Bamoun… &lt;br /&gt;
Comment allons-nous faire ? C’est vrai que nous sommes devant nos ordinateurs mais ça, c’est déjà l’affaire de l’équipe de communication (Paul).Les Termes de Référence arrivent en PDF. Ils ont remis notre pétition (.com) en ligne. Elle est gérée par eux, même si la version anglaise n’est pas encore sur le Net. Vous pouvez toujours la signer sur le site de la pétition (.com). Ce sont aussi les jeunes qui s’occupent de mettre en place les techniques modernes de financement : qu’on ne nous fasse pas le coup de Wade… et de tous ces gouvernements qui confisquent « l’aide » comme leur propriété. Ce sont ces jeunes qui nous écrivent : &lt;em&gt;je veux rentrer dans votre lutte, aidez-nous à sauver le pays &lt;/em&gt;(Raphael). Il y a les incrédules, au départ, ceux qui disent que&lt;em&gt; le Peuple camerounais est  amorphe, passif, aliéné &lt;/em&gt;(Yanik). Il y a ceux qui y croient un peu plus, après un mois d’explications.&lt;br /&gt;
Il y a bien évidemment nos admirateurs même si notre ego n’est pas aussi dévastateur que celui de Biya (David). Ça fait du bien quelque part, comme disaient mes amies féministes, de savoir que mes chroniques sont lues (755 visites au blog en Juin !), et lues avec plaisir pour certains.  &lt;em&gt;Ceux qui sont prêts à mourir pour que les Camerounais soient libres demain &lt;/em&gt;(Thierry) ! De grâce, je ne veux pas que mes « anges gardiens » meurent pour la libération de notre pays ni que l’on me prenne pour Jésus (!). Même si vous n’êtes pas encore des millions à m’écouter, sur ce blog, je l’ai dit, nous ne voulons plus de massacres : juste que la lutte continue. Même si le président –Egocrate peaufine les armes de destruction massive de ses soldats…contre l’ennemi intérieur. Ça fait plaisir aussi de savoir  que ces chroniques sont attendues. Tant pis pour les « jaloux », les frustré(e)s du mardi et tous ceux qui ne sont encore que la voix de son maître contre… Mugabe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
			&lt;strong&gt;Marie Louise Eteki-Otabela&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;
mle_otabela@hotmail.com 						 http://mle.blogspirit.com </content> </entry>  </feed>