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07.12.2006
Follarium
Ce très long article est une véritable charge politique envers le gouvernement camerounais.
Il commence par rappeler que « Tout le monde sait au Cameroun que la pratique de l’homosexualité est une des conditions sine qua non pour réussir en politique ou faire carrière dans notre pays depuis Louis-Paul Aujoulat et le journal incriminé n’omet pas de le rappeler. »
Il est clair que faute d’arguments politiques, l’auteur s’efforce de construire l’idée d’un complot gay à la tête de l’État, en commençant par le paradoxe de la prolifération du sida sans réaction du gouvernement, en laissant entendre que « certaines pratiques sexuelles disposeraient plus à la contamination. »
Ensuite, elle prétend que le gouvernement a besoin de « boucs émissaires » à lâcher en pâture à la presse pour éviter son propre procès, alors que dans le même temps elle l’accuse de « bafouer » ladite presse. Et comment fait-elle pour dénoncer ceci ? Elle se sert elle-même des homosexuels comme boucs émissaires pour éviter l’attaque frontale contre le gouvernement.
Prostitution, viol, pédophilie, avortement, polygamie, inceste et homosexualité, voilà les maux de la société camerounaise à en croire M. L. Eteki-Otabela, et tout est mis sur le même plan.
L’homosexualité est présenté comme une activité taboue pratiquée par des « sociétés secrètes », « que l’on y pénètre comme on entre en religion, comme dans toute secte qui fonctionne comme une organisation secrète, avec des principes et des règles qui, s’ils sont trahis, peuvent être punis d’exclusion ou même de la peine de mort... Leur militantisme violent consiste à créer de vrais faux débats : telle star accusée d’homosexualité à tort ou à raison, est obligée de se défendre et cela donne l’occasion de soulever tous les aspects de la question... Il est dit depuis des années que “ la richesse et l’opulence coûtent la peau des fesses au Cameroun ”, que “ l’on ne peut réussir dans quelque domaine que ce soit au Cameroun sans baisser sa culotte ”. Nous n’avons pas arrêté de dénoncer “ politiquement ” ou mieux, poliment ces pratiques “ abjectes ” et ces méfaits au même titre que la corruption. »
Et pour enfoncer le clou et bien expliquer que ce n’est pas l’homosexualité qui est en cause, elle continue « Ce qui est en jeu, ce n’est pas l’homosexualité mais le fait qu’un petit cercle de Camerounais dans les milieux du pouvoir - un millier de personnes environ - se sert de l’homosexualité pour contrôler l’Etat et monopoliser la richesse nationale afin de maintenir leur domination sur l’ensemble de la société. »
Elle en appelle ensuite à la délation des « criminels » de la « chose », pour lutter contre « une homosexualité politique conçue par les fondateurs de notre Etat et pratiquée par nos dirigeants comme un moyen de coercition, un passage... obligé, une sorte de diktat pour réussir au Cameroun dans n’importe quel domaine d’activité. », mais à part ça « il n’y a pas à ce jour, de chasse aux homosexuels dans notre pays ».
Cet article est à la fois une insulte et une honte. Quand on veut s’opposer à son gouvernement, il y a des moyens intellectuels plus nobles et plus courageux, et plus vrais.
lire l’article
Rodolphe Fitremann
jeudi 16 mars 2006.
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commentaire de notre article: La liste schindler du Cameroun parru dans le "Le Messager" du 14 mars.
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Opération "100 femmes au parlement", le combat continue.
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