26.12.2008
CONVOCATION DE L'ASSEMBLEE DES PEUPLES
L’ASSEMBLEE DES PEUPLES DU CAMEROUN A ETE CONVOQUEE POUR 2009
A l’initiative de Marie Louise Eteki Otabela , la réunion de convocation de la dite assemblée s’ est tenue le 15 décembre dernier .
Assistaient à cette rencontre des hommes politiques comme Mboua Massock du Conseil populaire de montage et de gestion:
Anicet Ekané du Manidem, Samuel Mack-kit de l'Upc Robert Simo du Pds, Jacqueline Ekollo Ndoumbé, reine du peuple de Bonendalé et des représentants d'associations venus de huit provinces du Cameroun., voici quelques images de cette journée historique
Pour donner à cette cérémonie toute sa signification, les participants ont constitué des comités provinciaux qui travailleront des janvier 2009 pour la réussite de cette manifestation.
Par ailleurs, 5 commissions ont été mises sur pied pour les préparatif du grand jour de l’Assemblée des peuples avec entre autre la commission du calendrier et la commission des finances
A titre de rappel, l’objectif général de ce projet est de mettre en place un cadre institutionnel d’expression de la souveraineté des Peuples camerounais. Nous proposons de l’appeler l’Assemblée du Peuple Camerounais.
Nous voulons, de façon pacifique, rassembler toutes les forces vives du pays, pour lui épargner des convulsions comme celles que nous avons connues en février dernier et ouvrir de meilleures perspectives pour notre peuple.
Il s’agit, en approfondissant les acquis démocratiques, en renforçant les droits et libertés, en consolidant le dialogue politique et social et en améliorant les conditions de vie de nos concitoyens, de recréer l’immense espoir suscité par le processus de démocratisation dans les années 90
Paul Menessier Ngalle
Chargé de la communication CFA
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02.12.2008
LA CHRONIQUE DU MARDI 02 DECEMBRE 2008
Les 100 qui vont changer le Cameroun
Des intellectuels qui voulaient écrire un livre blanc sur le Cameroun en 1997. Des patriotes qui ont organisé un contre-sommet France-Afrique en Janvier 2001.
Des leaders politiques qui ont pris l’engagement de changer le régime politique au Cameroun en 2003. Des femmes camerounaises qui voulaient l’alternance hommes-femmes au sommet de nos institutions et constituer la première Assemblée nationale avec une majorité de femmes en 2007. Il faudra prendre le temps de vous raconter l’histoire de ces 100 Camerounais qui vont peut-être changer le Cameroun. Nous n’en sommes pas là.
Du monde du mourir
Que faire pour les aider ? Que pouvez-vous faire personnellement pour contribuer à ce combat aujourd’hui, pour sortir de l’impasse actuelle ? Parce que la domination absolue qui arrive à réduire 20 millions de personnes à l’impuissance politique est un pouvoir à la fois simple et en même temps la chose la plus complexe qui soit : en 1944, il a fallu une deuxième guerre mondiale pour en sortir. Les peuples africains comme ceux du Cameroun résistent à ce régime depuis près de cinq décennies. C’est parce que cette résistance existe, parce que cette résistance est réelle à travers toutes sortes de modalités que des “ fissures ” comme cette chronique peut être écrite ici depuis près d’un an ; que des rencontres avec cent patriotes arrivent de temps en temps mais cela implique aussi des choix individuels.
Qu’est-ce qui fait qu’un observateur indépendant part des USA pour venir suivre ce qui se passe dans un pays comme le Cameroun, par exemple au cours d’une élection présidentielle ? Sinon la conviction que malgré nos différences et contrairement à ce qu’affirme la Déclaration universelle des droits de l’ Homme – que nous allons fêter ce mois de décembre… “ Nous ne naissons pas égaux : nous devenons égaux en tant que membres d’un groupe en vertu de notre décision de nous garantir mutuellement des droits égaux ”. Il faut donc convenir que nos sociétés ne sont pas si différentes finalement parce que depuis 21siècles, la vie internationale repose sur la présomption que les hommes sont capables d’engendrer l’ égalité en s’organisant parce que l’homme peut agir dans un monde commun, qu’il peut changer et construire ce monde de concert avec ses égaux et seulement avec ses égaux.
L’importance des Droits humains pour un Américain, et la banalisation de ces mêmes droits pour une Camerounaise, un Algérien ou des Irakiens n’est pas juste le fait d’une histoire ou d’une culture différente. Le traitement d’une élection présidentielle remet fondamentalement en question, cette perception d’une humanité commune, cette énorme victoire humaine sur le règne animal qui a consisté à poser (après des siècles de lutte et d’hésitation de part et d’autre…) que tous les hommes de la terre ont une origine commune ! Je ne pense donc pas que le problème se pose en termes “ d’aider ” quelqu’un mais plus profondément, il s’agit de se dire que le totalitarisme comme le terrorisme n’est pas juste l’affaire des Africains ou des Américains ; il s’agit bien là de drames qui concernent toute la communauté humaine. Il s’agit de la survie même de l’Humanité : la nôtre est remise en question depuis si longtemps…
La résistance est possible
Ce que chacun de nous peut faire pour nous sortir de cette tourmente a d’abord à faire avec chaque conscience personnelle. Les situations de haine aveugle (terrorisme), de méfiance (haine raciale, sociale et totalitaire) ou de discrimination (homme/femme) sont caractérisées par le fait qu’elles s’appliquent toujours aux hommes qui ont perdu tout statut politique…c'est-à-dire précisément les qualités qui permettent aux autres de les traiter comme leurs semblables. Et perdre tout statut politique, c’est se voir dénier notre personnalité juridique, cette capacité qui nous est reconnue par l’ensemble de la communauté humaine (et par la suite par un gouvernement…) d’avoir des droits inaliénables…
Le Cameroun tout entier est cette “ vallée de la mort ”, du nom de ce quartier en plein centre de Yaoundé, avec l’immeuble qui abrite le service de renseignements, une sorte d’Etat dans l’Etat, le siège véritable du pouvoir exécutif au Cameroun. Le gouvernement, l’Assemblée nationale, l’appareil judiciaire ne sont que des structures de façade …Dans un pays totalitaire comme le Cameroun, les gens sont pris par le déchaînement du pouvoir, nous subissons une oppression sans borne conjuguée à une exploitation inestimable de la majorité des citoyens. Même les catégories de hauts fonctionnaires qui y échappaient avant sont plongées aujourd’hui dans la même enseigne, avec l’ Epervier à tête chercheuse. Et le silence des masses est tel qu’on ne peut plus mesurer leur résistance qu’à ses multiples tourments.
Notre pays est aujourd’hui ce “ lieu ” qui a été créé et où les hommes peuvent êtres torturés et abattus, sans que pour autant ni les tourmenteurs ni les tourmentés et encore moins les autres, à l’extérieur, ne s’avisent qu’il s’agit là de quelque chose de plus qu’un jeu cruel ou absurde, car tôt ou tard, votre tour peut arriver. Comme je disais à mon jury de thèse : il s’agit d’un camp de concentration au grand jour. La question alors n’est pas, ce que vous pouvez faire pour ces cent Camerounais qui vont convoquer l’Assemblée des Peuples dans 15 jours exactement, mais en fin de compte, la véritable question porte sur l’enjeu fondamental de l’institution et du maintien de ce régime depuis 50 ans. Si des hommes ont été capables d’instaurer une telle horreur et quand bien même il n’existerait qu’une seule personne victime de cette expérience de domination, tous les autres devraient se mobiliser pour en venir à bout, au nom de leur propre humanité.
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25.11.2008
LA CHRONIQUE DU MARDI 25/11/08
Avec les encouragements de l’ONU
Chère madame…Nous accusons réception de votre correspondance relative à votre projet “ Assemblée des Peuples Camerounais ”…Notre appel à candidature est ouvert pour le troisième cycle de subventions depuis le 10 novembre dernier et nous vous encourageons à déposer votre proposition de projet. ” Comme nous l’avons expliqué dans nos termes de références, les Nations Unies nous doivent bien ce soutien pour avoir abandonné les Peuples Camerounais à la vindicte coloniale dans les années 50. Mais qui sont ces peuples aujourd’hui ? Qui sont les Peuples qui vont convoquer cette Assemblée le 15 décembre prochain ? Bref historique d’une légitimité millénaire.
Anagsama,
Assemblée traditionnelle du Peuple Beti
“ Rappelons que les Soninké qui sont les fondateurs de l'empire du Ghana sont aussi des Sao. Dika Akwa affirme : “ On se rend compte que le Bulu du Sud-Cameoun ou du Gabon parle certes comme les Beti ou les Fang, mais une histoire plus riche que celle plus connue de son XVIIIe siècle le renvoie à un même stock racial que les Bassow (Bakoko, Badjob, Yalongo) et les Yadouma (Mangissa, Yebekolo...) du Cameroun, les Akoko du Nigeria, les Yakouma du Zaïre, les Laobés du Sénégal, tous descendants des Sao ou Sow légendaires bâtisseurs de l'empire du Ngéssimba (IIe siècle avant notre ère.), ou encore des Soninké fondateurs du célèbre empire du Ghana (Wagadou) ” (1).
“ Plusieurs rapports profonds existent, entre d'une part le clergé d'Amon appelé Saou dans l'Egypte pharaonique et d'autre part les peuple Soninké, Beti, Bisso/Bakoko. Le culte So du peuple Beti n'est rien d'autre que le rituel sur le Bélier d'Amon des Saou. Les Sao “ légendaires ”du Tchad, Cameroun et Nigeria existent bien par le rameau Bisso/Bakoko (Elog-Mpoo). Le nom totémique Nsoo/Nsow utilisé par tout ce rameau et le nom Sao sont linguistiquement identiques au Saou de l'Egypte pharaonique et à Esaie de la Bible. De nombreuses évidences accompagnent cette affirmation : le rituel de la panthère, chez les Saou de l'Egypte Pharaonique et les Nsoo/Nsow (Bisso/Bakoko) éclaire les origines de cet animal au sein des chefferies bamiléké. Ici la panthère joue un rôle central. De même la prédominance culturelle du phallus ou la circoncision chez les Bisso/Bakoko, Yakouma, Soninké, Beti et Bamiléké remonterait à l'aube de la naissance de l'Ancienne Egypte, il y a aujourd'hui plus de 5000 ans. ”(2)
Voilà pourquoi Marie Thérèse Assiga Atangana sera notre invitée d’honneur ? Parce qu’elle est aujourd’hui la seule femme qui a la responsabilité d’un des peuples camerounais : c’est la reine des Beti. “ Nos recherches inachevées et non publiées sur les origines des peuples Sao - des rameaux Bisso/Bakoko, Beti et Soninké (Sarakollé) ; des Basaa et Bamiléké dans l'Egypte pharaonique, sont une avancée significative pour l'histoire négro-africaine dans la mesure où selon ses sources : les sao et le rameau Bisso/Bakoko descendraient directement des anciens prêtres Saou qui ont joué un rôle éminent dans toute la civilisation de l'Ancienne Egypte. ”(2’)
Le Ngondo ,
Assemblée traditionnelle du Peuple Sawa
“ Le vase sacré immergera dans les eaux du Wouri le 7 décembre 2008 en apothéose de trois semaines de vibrations de la ville de Douala commencées le 15 novembre. Après “ Pai o Madiba ” en 2007, “ O Bodu ” est le thème du Ngondo 2008, que nous traduisons par : En plein action. Pour l’encrage de l’identité Sawa dans la ville de Douala qui en est le socle, le 08 Août 2008, le Ngondo a signé un Accord Cadre avec la communauté Urbaine de Douala. C’est dans la même mouvance qu’un autre accord de Partenariat signé le 25 septembre 2008 unit le Ngondo et l’université de Douala ; manière d’impliquer notre Institution dans l’évolution du Temple du savoir de notre cité.
A chaque étape de notre existence, chacune des générations du Peuple Sawa possède des femmes et des hommes qui, malgré la turbulence des vagues, mettent leurs énergies à contribution pour que notre embarcation maintienne le cap des valeurs nobles. Nous sommes en plein action, l’abdication n’est pas permise, nous devons redoubler d’effort. Nous avons l’impérieuse obligation d’enraciner les valeurs ancestrales et le positif présent, enfin de mouler un avenir de dignité en transmettant l’héritage Ngondo aux générations futures. ”(3)
Les femmes sont en réalité les véritables dépositaires de la sagesse de nos peuples. Et comme nous le rappelait Cheik Anta Diop : “ De l’étude de notre passé, nous pouvons tirer une leçon de gouverner. Le régime matriarcal aidant, nos ancêtres, antérieurement à toute influence étrangère, avaient fait à la femme une place de choix. Ils voyaient en elle, non la courtisane, mais la mère de famille. Ceci est vrai depuis l’Egypte pharaonique jusqu’à nos jours. Aussi, les femmes participaient-elles à la direction des affaires publiques dans le cadre d’une assemblée féminine siégeant à part, mais jouissant de prérogatives analogues à celles des hommes. ”(4)
Les encouragements de l’association du Royaume Bamoun
“ Nous vous adressons nos félicitations pour vos courageuses initiatives. Nous vous souhaitons donc un travail fécond tout au long de cette année que vous annoncez pleine de projets. Nous vous adressons également tous nos encouragements. Nous pensons nous associer à ce combat à la richesse prometteuse. Le Cameroun est en deuil depuis 50 ans, il faut bien que l’on ait d’autres solutions sans lesquelles aucune alternance n’est possible. Nos cordiales salutations ” (5)
Ces encouragements, nous les partageons avec les autres femmes politiques qui ont lancé le Cri : il commençait par proposer une alternance des hommes et des femmes dans la hiérarchie des pouvoirs du pays : Présidence de la République, Premier Ministre, Présidence de l’Assemblée Nationale, Présidence de la Cour Suprême, Présidence du Conseil économique et social, tous ces postes sont actuellement occupés par les hommes et cela ne choque personne. Puis il y a eu les échos de ce Cri : 100 femmes au Parlement, 100 francs pour une télévision des femmes, 100 mille francs de Salaire Minimum Social, à chaque citoyenne en âge de voter…Si les cent mille francs de Sms se sont réduits à 28 mille, nous avons tout de même enregistrés 79 candidatures aux élections de 2007. Ce sont d’abord ces Honorables députés élues non déclarées qui convoqueront l’Assemblée des Peuples camerounais.
Parce que notre féminisme est un mouvement de compréhension et de transformation de la société où nous vivons, Les femmes viendront dans cette assemblée d’abord parce qu’elles ont le désir d’agir avec d’autres femmes quel que soit le niveau de conscience personnel de leur oppression. Nous souhaitons que s’inscrive dans cette assemblée la jouissance d’une expérience de vie collective alors que notre vécue quotidien implique domination, infériorisation, négation, solitude et exclusion. Les femmes resteront dans cette Assemblée ensuite parce qu’elles s’y sentiront bien, une sorte de havre de paix, de moments privilégiés où nous gouterons le plaisir de ce que pourrait être une société non fondée sur le pouvoir et tout ce que ce pouvoir implique de contrôle, de hiérarchie, de statut, de peur, de cruauté. Une société qui combattrait la violence – en commençant par la violence verbale – une société fondée sur le partage d’où naîtrait un sentiment de communauté, qui est une sorte de famille d’amitié, où la tendresse n’est pas faiblesse mais humour régénérateur. Cette Assemblée nous voulons en faire un lieu de rupture avec l’enfer du quotidien. Même quand momentanément on n’y siégera pas, cela devra nous faire du bien à tous de savoir que nous existons “ là ”.
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Opération "100 femmes au parlement", le combat continue.
REPONSE SUR ECOVOX 


